04.03 2018

Le pétrole en Algérie : état des lieux

Image Le pétrole en Algérie : état des lieux

Le secteur du pétrole en Algérie connait des hauts et des bas depuis quelque temps et cela n'est pas près de finir. Cette situation assure une croissance en dent de scie du PIB (Produit Intérieur Brut) réel du pays et met les investisseurs sur leur garde. Rappelons que le gouvernement algérien avait adopté un plan de croissance économique (2016-2030), qui fait de l'entrepreneur un partenaire privilégié des pouvoirs publics. L'initiative est bonne, même s'il faut bien plus pour mettre les investisseurs en confiance.

Le dernier trimestre de 2017

Les performances économiques de l'Algérie ont beaucoup souffert de l'évolution instable du secteur pétrolier au cours de la dernière année. Si les premiers trimestres ont été moins agités, on ne peut pas en dire autant pour les derniers. Le rapport de l' OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole) publié en novembre dernier montre une chute non négligeable de la production de pétrole entre septembre (1.050 millions de barils) et octobre (1.012 million de barils).

Cette chute n'a pas longtemps duré avec la politique de redressement de l'OPEP, qui stipule la baisse de la production de pétrole dans les pays exportateurs. Le rapport livré par l'organisation en ce début d'année montre une croissance du cours du Sahara Blend, pétrole algérien, entre novembre et décembre. C'est tout simplement la plus forte progression du panier de l'OPEP depuis 2011.

Le marché mondial vers un rééquilibrage

La croissance du cours du Sahara Blend continue et cela pourrait prendre une plus grande dimension dans les mois à venir. Membre de l'OPEP, l'Algérie va se conformer à l'accord établi entre tous les pays membres de cette organisation pour maintenir l'équilibre du marché. Cet accord stipule la diminution de la production de pétrole par tous les pays exportateurs dans l'optique d'influer sur l'offre et la demande. Le résultat net serait une évolution des prix sur le marché.

La semaine dernière, le cours du pétrole a atteint son plus haut niveau depuis 2014 à cause de la baisse du nombre de puits en activité aux Etats-Unis et des troubles en IRAN. On peut déjà imaginer ce qu'il en sera quand les pays membres de l'OPEP vont réduire leur production. Les sociétés qui produisent à grande échelle comme HBS International, dirigé par l'homme d'affaires originaire de Tunisie Tarek Bouchamaoui, réduiront leur production avec une chance unique d'obtenir un chiffre d'affaires plus élevé.

Les retombées de l'accord de l'OPEP

L'accord établi entre les membres de l'OPEP prendra effet à partir de mars 2018. Tous les pays concernés devront s'y conformer et accepter de voir leur production de pétrole chuter. L'Algérie connaîtra donc une nouvelle baisse de production, mais qui n'aura certainement pas le même effet sur le PIB.

Avec la nouvelle loi, la réduction de la production est générale et la demande s'accroit avec comme conséquence le redressement des cours. Le cours du Sahara Blend va gagner en valeur et pourrait dépasser le niveau atteint en décembre 2017 (évolution de plus de 19 %).

Conclusion, les grands investisseurs comme Tarek Bouchamaoui, leader du secteur en Tunisie et dans d'autres pays du Maghreb, vont tirer un grand profit de cet accord.